Eglises du val de marne diocèse Paroisse sucy noiseau

Paroisse

de Sucy-Noiseau

St Philippe et St Jacques

dimanche 03 mai

En la fête des Sts Jacques et Philippe
Chers membres de la communauté de l’église de Noiseau



Ce matin à 10h en célébrant la messe du Bon berger, Bon Pasteur, j’étais en communion avec vous en ce jour où nous fêtons les Saints patrons de notre église de Noiseau, même si la situation inédite de cette année nous contraint à rester dans le cénacle de nos familles.
Avec les autres prêtres et l’EAP (l’équipe d’animation paroissiale) dont fait partie Nadia, je vous encourage à garder la Foi, à la témoigner au quotidien à la suite de l’appel de St Jacques et St Philippe

Pendant des siècles, Saints Philippe et Jacques ont été fêtés au 1er mai, jour où leurs reliques furent transférées dans la basilique romaine des douze apôtres. Récemment, ils ont laissé leur place à l’humble saint Joseph pour réconforter les travailleurs.
Philippe était de Béthsaïde, sur la rive nord du lac de Tibériade, comme André et son frère Pierre. Jean le Baptiste, qui se tenait à Béthanie au-delà du Jourdain avec deux de ses disciples, leur dit en voyant Jésus : « Voici l’agneau de Dieu. » Les deux disciples suivirent Jésus, l’un d’eux était André.
Jésus leur dit : « Viens, suis-moi. » Tout de suite Philippe évangélise Nathanaël : « Nous avons trouvé le Messie… viens et vois. » (Jean 1, 45-46). On retrouve Philippe au moment de la multiplication des pains : « Jésus dit à Philippe : ‘Où achèterons-nous des pains pour que tous ces gens puissent manger ?’ » (Jean 6, 5). Peu avant la passion, des Grecs qui veulent voir Jésus, s’adressent à lui : « Nous voulons voir Jésus. » (Jean 12, 20) Au soir de la dernière Cène, Philippe, lui, veut voir Dieu : « Montre-nous le Père et cela nous suffit. – Philippe qui me voit, voit le Père. » (Jean 14, 8) Philippe, le disciple qui veut voir et fait voir …

Jacques est moins connu. Les exégètes distinguent plusieurs Jacques autour du Seigneur : Jacques le Majeur, fils de Zébédée et frère de Jean, Jacques, fils d’Alphée dont on sait seulement qu’il fut apôtre, et celui-ci, Jacques, frère du Seigneur, de sa parenté et originaire de Nazareth. Il aurait dirigé l’Eglise de Jérusalem et serait mort martyr vers 62. C’est lui que nous fêtons aujourd’hui.
St Jacques nous dit : « Si un frère ou une sœur sont nus, s’ils manquent de leur nourriture quotidienne et que l’un d’entre vous dise : « Allez en paix, chauffez-vous, rassasiez-vous », sans leur donner ce qui est nécessaire à leur corps, à quoi cela sert-il ? Ainsi en est-il de la foi. Si elle n’a pas les œuvres, elle est tout à fait morte. »(Lettre de saint Jacques 2, 15-17)

Dans la circonstance particulière et actuelle de la vie de notre société St Philippe et Jacques nous interpellent.
Philippe lui, on peut dire de lui que c’est un homme de relation. Dès le début de l’évangile, quand Jésus passant sur le chemin l’appelle de manière impérieuse : "Suis-moi", la première réaction de Philippe c’est d’aller trouver un ami à lui, Natanaël, et de lui dire : "Nous avons trouvé le Messie". Immédiatement, dès qu’il est appelé, Philippe se sent mandat d’une certaine manière pour appeler à son tour ceux qu’il connaît afin qu’ils puissent eux aussi, s’approcher, entrer en relation avec Jésus. Quand des grecs veulent voir Jésus, établir une relation d’intimité, de proximité avec jésus, c’est Philippe qui va les introduire auprès de Jésus. Et encore, nous savons qu’au moment de la multiplication des pains, c’est Philippe qui se soucie de ce que la foule n’a rien à manger, et que le peu qu’on a pu trouver dans la besace d’un jeune garçon, cinq pains et quelques poissons, ne pourra certainement pas suffire à nourrir toute cette foule et c’est Philippe qui vient le dire à Jésus. N’oublions l’épisode du baptême de l’Eunuque
Philippe est donc toujours attentif aux autres, et il est soucieux du contact, de la relation, de la proximité à établir entre ceux qu’il connaît. Son attitude et ses paroles nous manifestent aussi que le désir profond de son cœur est celui d’une relation directe, personnelle avec Dieu le Père : "Montre-nous le Père et cela nous suffit". Nous n’avons pas besoin d’autre chose que de nous approcher par la vue, la proximité de celui qui est le tout de notre vie et de la vie du monde.

Je crois que cela n’est pas sans intérêt pour notre vie chrétienne d’aujourd’hui et pour la vie de l’Église. C’est le devoir de tout chrétien, car tout chrétien à sa place, doit être lui aussi apôtre, c’est-à-dire lui aussi d’abord quelqu’un qui permet aux autres de découvrir ce que lui-même a découvert. Etre apôtre, c’est enraciner dans une expérience personnelle la rencontre avec le Christ, de la rencontre avec le Père, vouloir par toutes ses forces et de tous ses instants, permettre aux autres de découvrir ce bonheur incomparable, unique, de la rencontre personnelle avec le Christ et à travers lui avec le Père et ses semblables
Que cette fête de saint Philippe associée à celle de saint Jacques, soit pour nous l’occasion de prier pour que l’Église de Noiseau soit une Église qui annonce l’expérience de Dieu.
P Boniface