Eglises du val de marne diocèse Paroisse sucy noiseau

Paroisse

de Sucy-Noiseau

Commentaire de la Transfiguration

dimanche 08 mars

2ème dimanche de Carême, Année A – 7 et 8 mars 2020



Commentaire de la Transfiguration par le Pape Benoît XVI

Jésus prit avec lui Pierre, Jacques et Jean, et les emmena à l'écart sur une haute montagne. Nous
retrouverons ces trois disciples sur le mont des Oliviers, à l’heure de l’ultime angoisse de Jésus.
Cela signifie qu'il y a un lien entre les deux événements, dans lesquels Pierre joue un rôle essentiel. Nous pourrions dire dans un premier temps qu'il s'agit de la divinité de Jésus, le Fils, mais que la manifestation de sa gloire est également liée au thème de la Passion. La divinité de Jésus et la croix sont indissociables, et seule cette relation permet de bien comprendre Jésus. Jean a su exprimer cette intrication entre la croix et la gloire, quand il dit que la croix est « l'exaltation » de Jésus et que son « exaltation » ne peut s'accomplir autrement que par la croix.

Si nous cherchons une interprétation, il y a d'abord en arrière-fond le symbolisme général de la montagne : la montagne comme lieu d'élévation, non seulement d'ascension extérieure, mais aussi d'élévation intérieure. La montagne comme libération du fardeau de la vie quotidienne, comme respiration de l'air pur de la création, la montagne du haut de laquelle on embrasse l'étendue de la création et sa beauté, la montagne qui me donne une élévation intérieure et qui me fait pressentir
le Créateur. Sur la montagne, [...] « Il fut transfiguré devant eux son visage devint brillant comme le soleil, et ses vêtements, blancs comme la lumière ». [...] Et le vêtement blanc de lumière que porte Jésus lors de la Transfiguration parle aussi de notre avenir.

Dans la littérature apocalyptique, les vêtements blancs sont l'expression des êtres célestes, les vêtements des anges et des élus [...]. Mais nous est aussi communiqué quelque chose de nouveau : les vêtements des élus sont blancs parce qu'ils les ont lavés et blanchis dans le sang de l'agneau (cf. Ap 7, 14), ce qui signifie que, par le Baptême, ils sont liés à la Passion de Jésus, et que sa Passion est la purification qui nous rend le vêtement d'origine que nous avons perdu par le péché. Par le Baptême, nous avons été revêtus de lumière avec Jésus et nous sommes devenus nous-mêmes lumière.

Benoît XVI, Jésus de Nazareth, vol. 1, 333-338

Père Jean de Dieu